Sud Ouest 10 Octobre 2014 – Pôle emploi pour le job, Ride a bar pour le reste

Le Forum pour l’emploi saisonnier a réuni plusieurs centaines de personnes.

Pole emploi - RAB 10-10-14
Beaucoup de monde pour les 130 offres disponibles.© PHOTO

PHOTO J. T.

 

«A Gourette, beaucoup de saisonniers sont logés par leur employeur. » Cette phrase, prononcée par le directeur du Pôle emploi d’Oloron, qui organisait, hier, un forum de l’emploi saisonnier, pourrait laisser penser que le problème souvent évoqué du logement des travailleurs ne concerne pas les stations de sports d’hiver du Haut-Béarn. Pourtant, si la préoccupation principale reste de décrocher un emploi, la question devient vite cruciale. « Quand leur employeur peut les loger, très bien,…

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Sud-Ouest 27 Août 2014 – Ouverture du Sunset festival

La 3e édition du Sunset saison festival débute aujourd’hui.

Ouverture du Sunset festival
Jeoffrey Morand et le DJ Joachim Christian Son.© PHOTO 

PHOTO M. B.

 

L‘association Rideabar organise à la plaine des sports la 3e édition du Sunset saison festival. Un festival ouvert aux travailleurs saisonniers mais également à tous ceux qui le désirent. Un festival qui va durer trois jours, précise la cheville ouvrière de cette manifestation Joffrey Morand. Le côté festif est indéniable avec chaque soir des groupes locaux et d’autres plus reconnus comme le trio bordelais Fun Effect qui est un groupe de bass music.Ce mercredi soir de 18 heures à 2 heures du matin à la salle Bonneval, en extérieur, du reggae dub, hip-hop. Demain, initiations aux percussions et démonstrations avec Olizamba, un spectacle de danse puis plusieurs groupes se relayeront sur la scène dont Italvibes, Diplomatiks, Ilements, Scars, Joachim Christian Son… Vendredi au Bagus bar plusieurs groupes se succéderont Dj’O Manz, Dj’s Kors et Seraph’X, Funk Effect, Psyc Onspiracy.L’association Rideabar a créé un réseau favorisant l’entraide entre saisonniers. Ainsi, jeudi de 15 à 19 heures salle Bonneval, des informations et des animations aborderont notamment l’indemnisation pôle emploi, la pré-inscription saison d’hiver dans les Pyrénées et les Alpes, le droit du travail, la formation et la qualification, la santé. Grâce au soutien de la Maison des saisonniers, de septembre à octobre, les candidats à une saison hivernale peuvent bénéficier d’une aide pour affiner leur projet, sur la saison à la montagne, comment rendre une candidature crédible, comment organiser le transport, le logement. Début novembre deux groupes seront accompagnés à des salons de l’emploi à Serre-Chevalier, un autre à Cauterets. Ce festival résulte notamment du partenariat entre la Maison des saisonniers du Bassin, la commission paritaire locale du bassin d’Arcachon, les mairies de La Teste et Gujan-Mestras, le Conseil régional.M. B.

Sunset saison festival les 27, 28, 29 août, possibilité de restauration sur place. Renseignements : 06 87 47 72 04

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Sud-Ouest 30 juin 2014 – Rideabar, un début de réponse aux saisonniers

Rideabar, un début de réponse aux saisonniers

L’association Rideabar cherche depuis trois ans à regrouper les saisonniers du Bassin autour d’une carte leur permettant d’avoir des réductions et de leur faciliter la vie.

Rideabar, un début de réponse aux saisonniers
Joffrey Morand est chargé d’implanter l’association dans toutes les stations balnéaires de la Côte Aquitaine.© PHOTO 

PHOTO DAVID PATSOURIS

 

Sud-Ouest 30 Juin 2014 – Informations et concerts jeudi

La journée « Demain tous saisonniers » organisée par l’association Rideabar débutera jeudi à 14 heures pour s’achever vers 22 heures sur le parking situé à côté de la gare d’Arcachon. Le public y trouvera des informations sur l’emploi, le logement, la formation et la santé.

Quatre groupes locaux s’y partageront aussi la scène. À 14 heures, Sound System Youths Legary, à 16 heures, Selecta Bounty & MC Kayta, à 18 heures, Eurosia Sound System et à 22 heures le groupe Melba Band. Ces concerts sont évidemment gratuits.

Pour plus de renseignements sur la journée ou sur l’association Rideabar, le site Internet (rideabar. com) ou un numéro de téléphone (06 87 47 72 04)

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Sud Ouest, 13 Septembre 2012

Fin de saison pour les jeunes saisonniers

Une sympathique soirée a réuni quelque 200 jeunes saisonniers.

Les organisateurs de la soirée festive pour les saisonniers et les musiciens. (photo m. b.)

La fin de la saison a été marquée par une joyeuse soirée pour plus de 200 jeunes, lundi dernier à la salle Bonneval. Une initiative de la commission paritaire locale du bassin d’Arcachon regroupant employeurs et salariés en collaboration avec la Maison des saisonniers de la Cobas.

L’organisation a été largement supportée par l’association des saisonniers Ride Bar qui a également assuré le bon déroulement de cette soirée. Cette association a pour but de favoriser les contacts entre locaux, touristes et saisonniers en organisant des événements sportifs, culturels et festifs tout au long des saisons.

Des projetsElle offre à ses adhérents des tarifs préférentiels chez certains commerçants et a pour objectif de faciliter la vie en saison. Elle est présente sur Cauterets en saison d’hiver et a le projet de s’étendre sur le maximum de stations touristiques.

Outre le volet festif, les jeunes ont pu s’informer sur leurs droits grâce à des informations délivrés par les membres présents de la Cobarc, et les suites à donner à cette saison d’été. La Maison des saisonniers invite les jeunes à partir en saison d’hiver et une réunion d’information aura lieu le 17 septembre à 14 h 30 dans son local au 12, rue de La Humeyre sur le port de La Teste. Ils peuvent se rapprocher de la mission locale et Bassin Formation pour ceux qui prévoient de rester sur le territoire et qui souhaiteraient bénéficier d’un accompagnement à l’emploi ou d’une formation.

Pratique : Maison des saisonniers, 05 56 83 66 24 ; Ride bar, 06 87 47 72 04 ; Mission locale, 05 56 22 04 22 ; Bassin formation, 05 57 72 24 24.

Sud Ouest, 21 septembre 2012

Un relai ludique sur paddle et canoë

Dimanche, 60 personnes déguisées ont participé à la première Paddle Free Ride sur le thème du village gaulois. L’épreuve consistait à effectuer un relai par équipe sur paddle ou en canoë devant la plage des Arbousiers. Cette joyeuse manifestation était organisée par trois associations : Surf en Buch, Ride a Bar et Amazone Canoë, en présence de l’association Damnature. PHOTO CHRISTAIN VISTICOT

Sud Ouest, 12 Avril 2013

Les droits des saisonniers à l’étude de la Cobarc

La Commission paritaire locale du Bassin a réuni lundi des employés et des employeurs afin de les informer sur la législation si particulière du travail saisonnier.

La Maison des saisonniers accueillait lundi une journée d’information. (photo M. B.)

Lundi dernier, à la Maison des saisonniers de La Teste-de-Buch, pour la première fois la commission paritaire locale du bassin d’Arcachon (Cobarc) a tenu une journée d’information ouverte aux salariés et employeurs sur le contrat de travail. La Cobarc regroupe des représentants des organisations patronales et des syndicats de salariés qui ont un même objectif. À savoir, maintenir et développer un climat social favorable à l’action économique, en particulier celle du tourisme, en prenant en compte l’ensemble des intérêts des employeurs et de leurs salariés.

Le vice-président Thierry Friconnet précise : « Nous abordons toutes les informations nécessaires sur la législation du travail en vigueur, notamment concernant les contrats de travail, les bulletins de salaire, le droit du travail et la convention collective. »

Les difficultés du logementLa Cobarc, dans le cadre du dialogue social, concourt à l’application des conventions collectives et accords existants, elle joue un rôle d’information mais également de médiation, et œuvre pour l’amélioration des conditions de travail. La commission organise une soirée de début de saison animée par le groupe Ride a Bar, et envisage cette année une seconde soirée pour clôturer la saison.

Lundi, il était question des nombreux problèmes rencontrés par les saisonniers au niveau du contrat de travail. Ce contrat doit indiquer le nom du salarié et de l’employeur, le poste de travail, son profil et la qualification s’y référant, la rémunération, le lieu et l’horaire de travail, la période d’essai et la convention collective s’il y a lieu.

Le bulletin de paie, quant à lui, doit être remis mensuellement, à date fixe, et concernant les heures supplémentaires, la Cobarc peut fournir des supports récapitulant les heures normales, les heures majorées à 10, 20 ou 50 %. Autre sujet de préoccupation, la difficulté de trouver un logement pour le saisonnier. L’idéal pour la Cobarc serait que l’hébergement soit lié à l’offre d’emploi. Cet organisme renseigne également les employeurs au sujet du droit du travail.

Divers partenairesLa Cobarc comprend des représentants d’organisations patronales comme l’Umih (Syndicat des cafés hôtels, restauration), la Frapa, qui fédère les syndicats départementaux des campings. Mais aussi les syndicats des employés, la CFDT, la CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement, Confédération générale des cadres), la CFTC, l’Unsa (Union nationale de syndicats autonomes). Elle regroupe des partenaires institutionnels, la Direccte (Direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), service d’État qui met en œuvre les politiques de l’emploi, et la Maison des saisonniers. Il s’agit d’un service de la Cobas depuis 2002 qui a pour mission d’améliorer les conditions de travail et d’accueil des saisonniers.

La Cobarc tient des permanences en juillet et août, les mardis et jeudis, et sur rendez-vous tout au long de l’année. Tél. 05 56 83 66 24.

Sud Ouest, 2 Juillet 2013

Début de saison pour les travailleurs de l’été

L’association Ride a Bar a consacré la journée et la soirée d’hier aux travailleurs saisonniers du Bassin. L’occasion d’accueillir et d’informer les nouveaux venus.

Le bassin d’Arcachon accueille chaque été environ 4 000 travailleurs saisonniers. (Photo L. W.)

«Je suis venue chercher des informations pratiques sur les droits des saisonniers. » Claudia, chef cuisinière sur le Bassin, a pu trouver réponse à ses questions sur le parking de la gare. L’ambiance est chaleureuse, malgré le peu de monde en ce début d’après-midi.

Sur fond de reggae, les quelques saisonniers se déplacent d’un stand d’information à l’autre, une boisson fraîche à la main. « Le but est d’accueillir, d’informer les travailleurs et de créer un réseau entre saisonniers, employeurs et logeurs », explique Jeoffroy Morand, président de Ride a Bar. Des employés de la Maison des saisonniers, de Pôle emploi ou encore de la Cobarp se tiennent prêts à parler emploi, formation ou santé. Mais surtout logement.

Plate-forme logement Jeoffrey Morand le rappelle : « Le plus gros problème pour les saisonniers, c’est de trouver un logement. » Avec les coûts élevés des loyers sur le Bassin et la fin du partenariat avec le lycée de la Mer, qui mettait jusqu’ici son internat à disposition des saisonniers, difficile de trouver un toit abordable.

L’association est donc en pleine création d’un site Internet qui permettra de « devenir une plate-forme de référencement des logements sur le Bassin ». La journée d’intégration aura permis de faire connaître cette nouvelle initiative, que salue Claudia. « Il arrive souvent que les saisonniers dorment dans leur voiture », déplore-t-elle.

Un vrai travailAux côtés de Jeoffroy Morand, Cécile Benoît, de la Maison des saisonniers. Principale interlocutrice des travailleurs d’été, elle tient à participer à l’événement. « Nous avons signé une convention avec Ride a Bar afin de toucher au plus près les saisonniers et de mieux faire passer les informations. »

Elle est ici pour parler droit du travail, proposition de formations mais aussi saison d’hiver. « J’aide les saisonniers à trouver un emploi après la période estivale », explique-t-elle. Selon elle, cette journée d’intégration est aussi un moyen de rappeler que le métier de saisonnier « n’est pas un job d’été. N’est pas saisonnier qui veut : il faut être opérationnel tout de suite, c’est plus dur », souligne-t-elle.

Mais c’est aussi un état d’esprit convivial, célébré en fin de journée avec un concert gratuit de ska. La saison estivale est lancée pour de bon, en musique.

www.rideabar.com

Sud ouest, 17 juillet 2013

Bassin d’Arcachon : saisonnier cherche logement abordable

Comme chaque année et malgré le travail de la Maison des saisonniers et d’Habitat jeunes à La Teste, des travailleurs de l’été ne parviennent pas à trouver un toit.

Au camping du lac de Cazaux, quelques travailleurs bénéficient d’un tarif réduit. (Photo L. W.)

«Je me donne encore quelques jours pour trouver un logement, sinon je pars faire la saison ailleurs », soupire Céline, une jeune Charentaise arrivée sur le Bassin fin mai.

Après un mois d’essai dans la restauration, où le logement était inclus, Céline a décidé d’un commun accord avec son patron de ne pas poursuivre l’expérience. Elle se retrouve donc depuis deux semaines sans emploi et goûte aux joies de la recherche de logement saisonnier. « Le problème n’est pas de trouver un boulot, précise-t-elle, mais un toit. J’ai des réponses d’employeurs mais soit le logement n’est pas proposé, soit il est au moins à 15 km du lieu de travail. »

La jeune fille vit temporairement chez un collègue, dans la chambre des enfants. « Le logement reste le plus gros problème pour les saisonniers », confirme Joffrey Morand, qui a créé l’association Ride à bar, pour guider les saisonniers dans leurs recherches. Surtout pour ceux qui ne sont pas locaux.

Conditions peu idéales

Originaire du Pays de la Loire, Ludivine, 25 ans, est arrivée à Biganos il y a un mois. Employée dans un restaurant d’Arcachon, elle a trouvé une chambre chez l’habitant, à Gujan-Mestras. Des conditions peu idéales, selon elle. « Je paie 400 euros par mois, je ne suis pas chez moi donc je ne peux inviter personne et j’ai trente minutes de route pour me rendre au travail », explique-t-elle. Entre deux services, elle ne peut pas rentrer se reposer dans sa chambre. « Ça me coûterait trop cher en essence, alors je me repose sur un banc ou chez des amis. » Elle espère encore trouver un appartement abordable plus près de son lieu de travail.

La Maison des saisonniers et l’association Habitat jeunes mettent pourtant à disposition des logements pour les saisonniers. « Nous apportons un complément aux structures déjà existantes proposées par les employeurs », explique Thierry Prats, vice-président de la Communauté d’agglomération du bassin d’Arcachon sud (Cobas), en charge du développement économique. « Sur 45 demandes fermes avec contrat de travail, nous avons logé presque tout le monde à l’exception de deux personnes pour le mois d’août. »

La tâche s’est avérée plus difficile cette année après la fin du partenariat avec le lycée de la Mer de Gujan-Mestras, qui mettait à disposition 30 chambres d’internat. Restent les chalets de la plaine Gilbert-Moga pour 15 personnes et 20 chambres chez l’habitant.

Du côté des employeurs, certains continuent de se charger du logement de leurs saisonniers. Une démarche avantageuse selon Vincent Gerbaud, directeur du Café de la plage. « Ça permet d’attirer de bons éléments. » Il paie 150 euros par personne et par mois pour les chalets de la plaine Moga et aide aux démarches auprès d’agences immobilières, en se portant parfois caution pour un appartement.

Le système D

Pour ceux qui ne trouvent pas de toit pour l’été, il ne reste qu’une solution : la débrouille. Si certains ont fait le choix de vivre dans un camion aménagé, d’autres passent les nuits dans leur voiture. Le bus itinérant de l’association laïque Prado, qui met à disposition douches, toilettes et machines à laver les lundi et jeudi à Arcachon, confirme ne pas accueillir que des sans-abri. « Nous avons vu passer une quinzaine de saisonniers ces derniers mois, qui vivent en squats ou dans leur voiture et viennent prendre une douche et laver leur linge », expliquent les éducateurs.

Même les campings sont jugés trop onéreux. Mais au camping du lac de Cazaux à La Teste-de-Buch, Jean-Marc et Mylène Brégulla ont mis en place un tarif saisonnier de 250 euros par mois. « Ça ne fait pas une grande différence sur notre chiffre d’affaires, entre les touristes qui restent moins longtemps et les saisonniers qui campent plusieurs mois »,expliquent les gérants. Le site est déjà complet depuis plusieurs mois. Difficile en plein juillet de trouver les bons tuyaux.

Pour les déçus comme Céline, l’issue au problème est claire : reprendre la route.