Sud Ouest, 25 juillet 2013

Après l’effort, le réconfort

Après de longues heures de travail, les travailleurs de l’été décompressent autour d’un verre, avec l’association Ride a Bar.

L’association Ride a Bar organise régulièrement des soirées pour les saisonniers. (Photo L. W.)

Samedi, 23 h 30 au Bagus Bar à La Teste-de-Buch. Les pieds dans le sable, des jeunes sirotent leur punch. Ce soir, c’est l’association Ride a Bar qui prend possession des lieux. Les invités d’honneur ? Les saisonniers. Des boissons à prix réduits, un stand de t-shirts et d’informations, et surtout, un moment pour faire la fête ensemble. Car pour Joffrey Morand, il n’y a pas de doutes, « les saisonniers sont des fêtards ! ». Un besoin de décompresser après des journées de travail chargées.

C’est le cas d’Alexis Page, 22 ans, venu se détendre au bar avec les amis de Joffrey. Il est plongeur et écailleur au restaurant Chez Mesnardau Pyla. Entre deux éclats de rire, il énumère ses deux activités principales, en dehors de ses heures de travail : « Dormir et sortir. »

« Grosse charge de travail » Mais tous les saisonniers n’ont pas la possibilité d’enchaîner une nuit endiablée après une journée de labeur.À minuit, Elsa Codorniu rejoint ses amis, juste pour un verre. Employée dans un snack-bar, elle sort à peine de 15 heures de service et travaille sept jours sur sept. Elle rappelle qu’une saison n’est pas de tout repos. « On arrive sur une période très chargée, les patrons n’ont donc pas de temps à perdre. Il faut être très bon et capable d’assurer une grosse charge de travail. » Pendant son peu de temps libre, elle se repose. Ce qui la fait tenir : la perspective des vacances. « Je finis la saison en septembre et je pars ensuite pendant un mois et demi. »

Si certains, comme Alexis, allient travail et plaisir pendant la saison, d’autres préfèrent sacrifier les sorties et les repousser de quelques mois. Travailler beaucoup, économiser puis partir, c’est aussi ce qui attirait Aurore Constances lorsqu’elle était saisonnière il y a quelques années. « C’est comme ça que j’ai pu voyager en Argentine pendant deux mois, il y a deux ans. » Mais ce style de vie a fini par la lasser et elle est désormais employée à l’année. « La difficulté, c’est qu’on ne peut pas construire de projets sur le long terme. » Vie de nomadeC’est pourtant cette vie nomade qui plaît aux saisonniers. « Ça permet de beaucoup bouger et de rencontrer du monde », explique Aurélien Maheut, vice-président de Ride a Bar. C’est d’ailleurs dans cet esprit de convivialité, que l’association a choisi d’organiser des soirées. Un moyen pour les saisonniers d’ici et d’ailleurs de se rencontrer. « On se connaît tous assez vite et on est très solidaires », explique Elsa. Quelques verres au Bagus Bar puis direction L’Hermitage. La soirée ne fait que commencer.

LES TRIBUS DE LA PLAGE (2/6) Tous les jeudis, nous partons à la rencontre de ces drôles de tribus en migrations estivales sur nos bords de mer, et nous étudions leurs étranges coutumes. Aujourd’hui : la tribu des saisonniers

Sud Ouest, 30 Août 2013

Ride a Bar sonne la fin de la saison en musique

L’association Ride a Bar a réuni saisonniers, locaux et vacanciers mercredi soir autour du Sunset Saison Festival sur la plaine Gilbert-Moga, pour marquer la fin de saison.

Le festival a commencé vers 17 h et n’a cessé d’attirer du monde jusqu’à 2 h du matin.

Le festival a commencé vers 17 h et n’a cessé d’attirer du monde jusqu’à 2 h du matin. (photo l.w.)

Ce mercredi en fin d’après-midi, tout est prêt pour la première édition du Sunset Saison Festival, la nouvelle version de la Féria des saisonniers. La salle Bonneval commence doucement à se remplir, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Au milieu de la cour, Ital Vibes Soundsystem est aux manettes pour passer du très bon reggae. Autour, les bénévoles s’activent pour satisfaire les papilles des festivaliers. Des arômes de couscous fait maison viennent chatouiller les narines. Au bar, on sert des punchs et de la sangria concoctés avec soin par Joffrey Morand, le président de l’association Ride a Bar. Des créateurs, associations et entreprises locales tiennent quelques stands. Une initiation aux percussions brésiliennes prend place, avant un spectacle de danse puis plus tard un spectacle de feu. L’ambiance est conviviale.

Informer et s’amuser

L’intérêt de l’événement est double, comme toutes les actions de l’association pour saisonniers : informer et passer du bon temps. C’est en partenariat – entres autres – avec la Maison des saisonniers et la commission paritaire locale du bassin d’Arcachon (Cobarc) que Ride a Bar organise la soirée. Un moyen plus efficace de toucher les saisonniers et de leur apporter des informations sur leurs droits. « Ces structures ont les moyens pour mettre en place des événements, nous avons le contact avec les saisonniers », explique Joffrey Morand.

La Maison des saisonniers a donc tenu un stand dans la salle Bonneval, pour préparer les saisonniers à la saison d’hiver. Les informer des prochains rendez-vous, les 9 et 11 septembre à la MDS, pour former à la demande d’emploi et s’assurer que chacun connaît ses droits.

Jeunes locaux

L’an dernier, le festival avait attiré environ 150 personnes, cette année il y en avait au moins le double, dont la majeure partie de l’extérieur. Mais le public n’était pas uniquement composé de saisonniers. Des vacanciers et des familles étaient présents en début de soirée, remplacés plus tard dans la nuit par beaucoup de jeunes du coin. « Cet été manquait beaucoup de bonnes soirées reggae », regrettent trois adolescents du Bassin. « Ça fait du bien d’avoir un festival comme celui-ci. »

Pour Aurélien Mehaut, le vice-président, le but du festival était de « toucher un public large ». D’où le choix d’une programmation musicale diversifié, du reggae au hip-hop, en passant par la musique électronique.

Après le succès du festival, il devrait être de retour l’an prochain, avec de nouvelles surprises.

Sud Ouest, 18 septembre 2013

La fête du paddle en costumes et musique

LES ARBOUSIERS Une rencontre originale autour du paddle et du kayak

La Free ride race 2013 : une joyeuse fête déguisée. (Photo DR)

Des cow-boys et des indiens sur la plage des Arbousiers ce n’est pas courant. Et pourtant il y en avait une quarantaine, dimanche après-midi à l’appel des associations Surf en Buch, Ride a Bar et Amazone pour une joyeuse fête du paddle : la Free ride race 2013. Deuxième édition d’une rencontre autour d’une compétition de paddle et de kayak qui a pour originalité d’être déguisée. Ambiance très festive cette année puisqu’elle était rythmée par les percussions du groupe Olizamba.

De belles chutes

Deux parcours avaient été dessinés pour rendre la fête plus accessible : un difficile pour les aguerris et un autre plus facile pour les débutants. On a assisté à de belles chutes – heureusement sans gravité – et surtout de belles rigolades. Trois podiums ont permis de désigner les vainqueurs : temps par équipe, déguisements et sketches. De nombreux lots ont été distribués. L’association Damnature était également présente pour rappeler à tous la fragilité de l’environnement et la nécessité de le respecter.

Pour tous renseignements : www.ecoledesurf-arcachon.com et www.rideabar.com

http://www.sudouest.fr/2013/09/18/la-fete-du-paddle-en-costumes-et-musique-1172141-2733.php